Moisson Outaouais rencontre des députés

 

 

La directrice de Moisson Outaouais, Sonia Latulippe, s’est entretenue vendredi le 24 janvier dernier avec quatre des cinq députés provinciaux de la région afin de leur rappeler les besoins criants de l’organisme.

Seule la députée de Pontiac, Charlotte L’Écuyer, était absente.

Sonia Latulippe a fait valoir certains points, dont le financement récurrent de Moisson Outaouais. «C’est toujours un problème, avoue la directrice. On est financé à 15%, et ça c’est seulement pour nos opérations. On dépense une énergie folle à travers nos collègues et nos campagnes pour aller chercher 500 000$ par année. Et c’est juste pour nos opérations, on ne parle pas de la dette!», ajoute-t-elle en riant.Maryse Gaudreault (Hull), Marc Carrière (Chapleau), Alexandre Iracà (Papineau) ou Stéphanie Vallée (Gatineau) ne se sont pas engagés financièrement avec leur budget discrétionnaire, mais la directrice espère qu’ils penseront à Moisson quand le temps sera venu. Elle compte aussi énormément sur la pétition en ligne des produits invendus, que Maryse Gaudreault va déposer en février à l’Assemblée Nationale. Une conférence de presse aura lieu à ce moment.

Selon Mme Latulippe, il est inadmissible que Moisson Outaouais soit constamment en précarité financière, car il est un chef de file du réseau alimentaire régional. «On est le fournisseur principal auprès de 25 organismes, mais on est celui qui est dans la situation la plus précaire par rapport à ceux qu’on dessert…», précise-t-elle.

De là l’importance d’après elle de marteler la mission de Moisson Outaouais auprès des élus lors de cette première rencontre officielle. «C’est important de leur rappeler à eux, comme au public ou aux donateurs. Faut être dans l’esprit et le cœur des gens, se faire entendre, être présent.»

Sonia Latulippe comprend que le public préfère donner à un organisme directement. «Le réflexe des gens est souvent de donner à la banque alimentaire la plus près de chez eux, mais on oublie que le réseau que soutient Moisson est essentiel.»

Moisson Outaouais est le plus jeune organisme parmi les Moissons semblables au Québec. Sa situation financière périclite depuis quelques années depuis qu’il ne dépend plus de la banque alimentaire d’Ottawa et a son propre entrepôt et son service de distribution.

«Y’a fallu assumer des responsabilités très grandes dans une conjoncture économique où les demandes étaient fortes. De 2009 à 2011, on n’avait jamais vu autant de demandes alimentaires au Canada, se souvient la directrice. On tire le diable par la queue, mais on est indépendant!»

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