Les bienfaits des collations !

La campagne « Aidons les enfants de l’Outaouais, une collation à la fois » a pour but d’offrir des collations saines et nutritives durant la rentrée scolaire aux enfants moins nantis de la région. Manger sainement est primordial pour le développement des enfants et de nombreux bénéfices s’y rattachent. Dans l’optique d’en apprendre plus sur les bienfaits des collations et de venir en aide aux 4 900 enfants ayant recours à l’aide alimentaire par mois, Moisson Outaouais s’est entretenu avec Raluca Ticala, diététiste-nutritionniste, enseignante et nouvellement membre du conseil d’administration de Moisson Outaouais.

Q : Quelle est l’importance des collations durant une longue journée à l’école ?

Les collations ont pour objectif de compléter les repas pour que les enfants puissent manger suffisamment selon leurs besoins. En effet, les collations permettent de calmer la faim entre les repas durant la journée, car, en raison de leur plus petit estomac, ils consomment moins à la fois. Alors, ressentir une faim entre les repas est tout à fait commun et normal.

Q : Quelles sortes de collations (incluant la fréquence et la composition requise) conseillez-vous aux enfants en avant-midi et en après-midi ?

La fréquence des collations est propre à chaque enfant et est même variable d’une journée à l’autre, selon leur faim. Afin de s’assurer qu’ils aient des aliments disponibles lorsque la faim se présente, offrir une collation en avant-midi et en après-midi demeure nécessaire. Une collation soutenante, qui permettra à l’enfant de calmer sa faim et demeurer concentré, contient idéalement un aliment riche en protéines (ex. yogourt, fromage, lait, boisson de soya, trempette à base de yogourt, légumineuses ou tofu, thon, purée de légumineuses, noix et graines, etc.) et un aliment contenant des fibres (ex. fruits et légumes, muffin maison, certaines barres de céréales ou craquelins, pain, flocons d’avoine, légumineuses, etc.). Une combinaison de ces deux aliments permettra de soutenir l’enfant sur une plus longue période. Il est d’ailleurs possible que l’une des collations ait besoin d’être en plus grande quantité que l’autre, si, par exemple, un nombre d’heures plus important sépare la collation de l’après-midi et le souper. En ce qui concerne la quantité : la faim de l’enfant le dira ! Il est normal que chaque enfant consomme des quantités différentes. Il est important qu’ils écoutent leur faim. Une journée remplie d’activités nécessitera peut-être une quantité plus importante d’aliments, car il dépensera plus d’énergie qu’à l’habitude.

Q : Quels sont les bienfaits d’incorporer régulièrement des collations saines dans l’alimentation des enfants ?

Au repas, les responsabilités sont partagées entre les enfants et les parents : les enfants décident de la quantité, et les parents de la qualité, c’est-à-dire des aliments offerts. Ce faisant, lorsque l’enfant ne termine pas son assiette de légume, il remplit sa responsabilité ! Il écoute et respecte sa faim. Les autres repas de sa journée ainsi que les collations offertes lui permettront de combler ses besoins. Il s’agit d’un des bienfaits d’incorporer des collations équilibrées dans son alimentation.

Pour leur développement, les enfants ont besoin d’un ensemble de vitamines et de minéraux. Comment s’assurer de les combler ? Avoir une alimentation contenant des fruits et légumes de couleurs différentes (rouge, orange, vert, etc.), des aliments à grains entiers et des aliments protéinés. Il s’agit d’ailleurs de l’une des raisons pourquoi ces aliments sont mis de l’avant. Chacun de ces aliments contient des vitamines et des minéraux. En les variant, on s’assure d’avoir un apport suffisant en nutriments nécessaires à la croissance. En quelle quantité manger ces aliments ? On ne parle plus de quantités précises, avec le nouveau Guide alimentaire canadien sorti en 2019. Les quantités sont déterminées par la faim. On parle maintenant de proportions dans l’assiette : la moitié de l’assiette doit contenir des fruits et légumes, le quart des aliments protéinés et l’autre quart des aliments à grains entiers. Et que dire des aliments comme les croustilles, le chocolat et les desserts? Ils font également partie d’une alimentation équilibrée. Ils peuvent être offerts à l’occasion aux enfants, sans être des aliments quotidiens.

Q : Est-ce que les restrictions alimentaires chez les enfants, telles que les allergies, affectent la diversité des choix des collations ?

La présence d’allergie exige que certains aliments soient retirés de l’alimentation des enfants. Cela diminue effectivement le choix des collations, surtout les collations achetées. Il est plus facile de contrôler la présence d’allergènes en choisissant des aliments ayant subi peu de transformation ou les aliments cuisinés.

Q : MYTHE OU RÉALITÉ : Est-ce possible de développer des saines habitudes alimentaires avec un budget limité ?

Oui ! Ils existent plusieurs ressources afin d’adopter de saines habitudes alimentaires à faibles coûts. Les fruits et les légumes surgelés sont une bonne alternative peu couteuse qui permet d’avoir une alimentation saine et variée. En plus, ils se conservent plus longtemps et se cuisinent plus facilement !

Pour plus de détails, consultez les ressources suivantes :

  1. Mangez sainement en respectant votre budget
  2. Assiette bien manger à petit
  3. 7 raisons d’adopter les aliments surgelés et en conserve

Certains enfants sont parfois réticents lorsqu’ils sont introduits à de nouveaux aliments. Avez-vous quelques trucs et astuces pour les inciter à manger des légumes, par exemple?

Les aliments ont tous des goûts et textures différentes. Il est normal que certains enfants n’aiment pas ou soient plus réticents à certains. Être en contact avec une variété d’aliments lui permet d’en apprivoiser. Pour y arriver, il est nécessaire de créer ces moments. Par exemple, inclure des histoires ou jeux contenants des fruits et légumes ou permettre à l’enfant de toucher, sentir, observer l’aliment. Par ailleurs, introduire un nouvel aliment à plusieurs reprises avec un aliment connu ou sous différents formats et/ou cuisiner l’aliment dans un mets aimé sont des astuces qui fonctionnent bien. Les poivrons auront peut-être plus la côte s’ils sont introduits sur une pizza plutôt que seuls en crudités ! Également, varier la préparation de l’aliment moins aimé permet à l’enfant de le découvrir sous différentes formes.

Q : Pour terminer, est-ce un défi, pour les parents, de bâtir une boîte à diner rassasiante ?

Oui, à tous les âges, il s’agit d’une préoccupation. Les parents désirent que leur enfant ait assez d’énergie pour leur journée à l’école, mange suffisamment pour ne pas ressentir la faim et puisse se concentrer pleinement. Comme le choix des aliments à offrir aux enfants repose sur les parents, il est normal que plusieurs questions émergent.

Ceci étant dit, il existe de la désinformation sur la nutrition et les saines habitudes alimentaires. En tant que chef de file en alimentation, Moisson Outaouais se dote de continuer à s’instruire en consultant des professionnels tels que Mme Ticala et par le fait même poursuit sa mission auprès des familles dans le besoin.

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