Plus de 80 000 litres de lait pour nourrir la solidarité en Outaouais
23 septembre 2026
Depuis plus de 16 ans, la Laiterie de l’Outaouais et Moisson Outaouais travaillent ensemble pour soutenir les personnes en situation d’insécurité alimentaire. En 2026, ce partenariat franchira un nouveau cap : plus de 80 000 litres de lait frais, d’une valeur de près de 200 000 $, seront remis à Moisson Outaouais grâce à la contribution de la Laiterie et au soutien des Producteurs de lait du Québec.
L’engagement communautaire fait partie de l’histoire même de la Laiterie de l’Outaouais. Après la fermeture de la Laiterie Château de Buckingham en 2006, citoyens, gens d’affaires et acteurs du développement régional se sont mobilisés pour ramener une usine de transformation laitière dans la région. Cette mobilisation mènera à l’ouverture de la Laiterie de l’Outaouais en 2010.
Pour son directeur général, Yannick Bouchard, ce lien avec la communauté explique en bonne partie la volonté de l’entreprise de redonner à la région qui l’a vue naître.
« Nous devons notre existence et notre croissance aux gens d’ici; redonner à la communauté est donc un réflexe naturel et fondamental », explique-t-il.
Des voisins depuis les débuts
Le partenariat avec Moisson Outaouais s’est construit au fil des années, mais aussi au quotidien. Les deux organisations sont littéralement voisines : leurs installations sont adossées l’une à l’autre et elles partagent la même aire de manœuvre pour leurs camions.
En 2011, la Laiterie a même cédé une partie de son terrain afin de permettre la construction du siège social de Moisson Outaouais.
« Au-delà d’une mission commune, notre histoire repose sur une vraie relation de voisinage », raconte Yannick Bouchard. Cette proximité a naturellement contribué à renforcer les liens entre les deux organisations.
Seize ans plus tard, le partenariat continue de prendre de l’ampleur. En 2026, la contribution dépassera les 80 000 litres de lait, pour une valeur de près de 200 000 $. Yannick Bouchard tient également à souligner le rôle des Producteurs de lait du Québec, dont la participation rend possible un don de cette importance.
Cette contribution prend d’autant plus de sens qu’elle permet d’assurer un approvisionnement régulier en lait frais pour le réseau d’aide alimentaire de la région.
Du lait frais pour les familles d’ici
Le lait occupe une place particulière dans les denrées distribuées en aide alimentaire. Produit frais et polyvalent, il peut être consommé directement ou servir à préparer de nombreux repas.
« Le lait est notre métier, mais c’est avant tout un aliment de base complet, réconfortant et essentiel à la santé », souligne Yannick Bouchard.
Pour la Laiterie, rendre ce produit accessible aux personnes qui traversent une période plus difficile constitue une façon très concrète de mettre son savoir-faire au service de la communauté.
« Offrir un produit frais, local et de haute qualité aux personnes qui traversent des moments difficiles est une question de dignité et de solidarité. »
Le lait remis à Moisson Outaouais peut ensuite être distribué par l’intermédiaire de ses 51 organismes affiliés, permettant ainsi de rejoindre des milliers de personnes à travers la région.
« Pouvoir compter sur un approvisionnement régulier en lait frais représente énormément pour notre réseau. Ce partenariat nous permet d’offrir une denrée recherchée aux organismes qui accompagnent quotidiennement les personnes et les familles de l’Outaouais », souligne Marie-Pier Chaput, Directrice des communications de Moisson Outaouais.
Cette contribution donne également un sens particulier au travail des 40 employés de la Laiterie.
« Leur travail au quotidien prend tout son sens quand on réalise l’impact direct sur la table des gens d’ici », poursuit le directeur général. « Nous ne sommes qu’un maillon d’une grande chaîne de solidarité qui choisit de se serrer les coudes pour faire avancer notre région ».
Un partenariat appelé à se poursuivre
Après toutes ces années de collaboration, Yannick Bouchard est particulièrement fier de la stabilité du partenariat. Pour lui, il ne s’agit pas simplement de faire un don ponctuel, mais de contribuer à un approvisionnement régulier pour les organismes qui répondent aux besoins alimentaires de la population.
« Nous sommes particulièrement fiers d’avoir bâti un modèle d’approvisionnement stable et significatif pour l’aide alimentaire », explique-t-il.
Pour les prochaines années, la volonté est claire : poursuivre cette collaboration et continuer d’adapter le soutien aux besoins observés sur le terrain.
Derrière les 80 000 litres annoncés cette année, ce sont surtout les personnes qui les recevront qui donnent tout son sens au partenariat.
« Savoir que notre produit nourrit un voisin, un camarade de classe de nos enfants ou une famille du quartier transforme complètement la portée de notre action », affirme Yannick Bouchard. « L’impact n’est pas abstrait : il est immédiat, local et profondément humain. »
Chacun peut contribuer à sa façon
Le directeur général souhaite également lancer un message aux autres entreprises de l’Outaouais : il n’est pas nécessaire de disposer de ressources considérables pour aider. Un don financier est une possibilité, mais ce n’est pas la seule. Donner des produits, organiser une activité de bénévolat avec ses employés ou partager une expertise professionnelle peut aussi répondre à des besoins bien réels.
« Chaque organisation peut faire une différence, peu importe sa taille. L’aide ne passe pas seulement par les chèques », rappelle Yannick Bouchard.
Son invitation aux entreprises de la région est simple : « Mettez vos forces propres au service de la communauté, c’est toute la région qui s’en trouvera renforcée. »
Après plus de 16 ans de collaboration, cette proximité entre la Laiterie de l’Outaouais et Moisson Outaouais demeure au cœur du partenariat. Deux organisations voisines, profondément enracinées dans leur région, qui unissent leurs forces pour répondre à un besoin bien réel.
Et derrière les milliers de litres de lait distribués chaque année, il y a surtout un geste simple : celui de prendre soin des gens d’ici.
